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" Issoire, bon vin à boire, belles filles à voir..." Si il fallait désigner la ville la plus représentative de l'Auvergne, Issoire viendrait sûrement en tête du classement. Située au carrefour de deux parcs régionales, le Livadrois Forez et les volcans d'Auvergne et blottit dans la rayonnante plaine de l'Allier qui lui confèrent un lieu privilégié pour les échanges et la communication.
Une ceinture formée de boulevards (Manlière, Triozon Bayle, Jules Cibrand et Albert Buisson) qui marque les anciennes fortifications de la ville édifiées au XIV siècles pendant la période troublée de la guerre de cent ans entoure le vieux Issoire.
Au second millénaire, Issoire continue son extension, de nouvelles entreprises s'installent en périphérie et de nouveaux lotissements remplacent petit à petit les jardins et les terres de labours. La ville bénificie de plusieurs facteurs: l'exode rurale continue dans les montagnes ne pouvant offrir du travail et des services, le passage de l'école nationale technique des sous officiers d'active (ENTSOA) en bataillon professionelle, et les nombreuses entreprises trouvant à Issoire une désserte avec l'autoroute A 75 permetant d'être au centre de l'Europe. HISTORIQUE
La
petite venise Auvergnate: Le patronyme d'Issoire viendrait du celte
Iccio et duro," la ville sur les eaux" et de l'eau il y
en à partout à Issoire. Sa provenance, le massif du
Sancy, en arrivant dans la plaine de Perrier les eaux ralenties de
la couze Pavin forment un estuaire avec la rivière Allier.
Une partie s'infiltre dans les alluvions, l'autre partie est drainée
par des béals qui desservent le bourg et les jardins. Autrefois
on utilisait ces biefs avec des moulins:Guillard, Barrière,
Confins, Espaillat, Filloirs, Aumône, Couteliers. De
son passé celtique on ne sait pas grand chose, les rares vestiges
trouvaient indique la présence d'une nécropole gallo-romaine
construite au début du second siècle ap jc.
On attribut la fondation d'un monastère à Saint Austremoine ou plus certainement à des disciples de l'apôtre. Un texte datant de 927 fait mention d'une abbaye dédiée à Saint Austremoine puis d'une église sous le vocable de Saint Austremoine et Saint Pierre. Au XII siècles on bâtira sur l'emplacement de l'ancien monastère l'actuelle église romane.
Une des treize bonnes villes de basse Auvergne
Une
charte communale fut octroyée en 1270 par Alphonse de Poitier,
permettant à la ville d'envoyer des représentants aux
états généraux aux côtés du clergé
et de la noblesse.voir un exemple:
charte de besse
Le
capitaine Merle et les guerres de religion En 1540 la doctrine Luthérienne prêchait par un moine Jacobin venu d'Allemagne, va déclencher une longue période de terreur à Issoire. Petit à petit ces nouvelles idées venuent de l'est vont progresser et opposer catholiques et protestants dans une lutte idéologique. Sous l'intervention du bailli de Montferrand les protestants devront se retirer sous peine de mort. Plusieurs d'entre eux refusant d'abdiquer seront brûlés en place publique : 1547, Jean de Brugière sera le premier d'une longue liste. Il faudra attendre l'édit de janvier 1562 pour permettre au protestant de pratiquer leur culte en dehors des villes. Le calme était revenu temporairement, le 15 octobre 1575 le capitaine Merle chef des Huguenots s'empare par la force de la ville d'Issoire. Connu pour son engouement aux combats, le capitaine Merle de famille noble, protestant fanatique ménera une guerre sans pitié aux catholiques. "Avec lui, dit un de ses chefs, j'attaquerais l'enfer, fût il plein de 50000 diables." Le 9 juin 1577, le duc d'Anjou frère du roi Henri III, à la tête d'une armée catholique tente de reprendre la ville mais échoue une première fois. Quatre jours plus tard, le 13 juin un nouvelle assaut est donné, cette fois ce sera le bon. Issoire est rasé, anéantie. Massacres, pendaisons, viols, pillages n'épargneront rien de la ville et on pouvait lire sur un écriteau "ICI FUT ISSOIRE"
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